Point G : ce qu’il faut savoir
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POINT G OR NOT POINT G ? Voilà la question… Après avoir fait l’objet d’articles, de livres, d’émissions de télévision et de radio pour rallier les spécialistes de tous bords à sa réalité, et ce malgré de moultes controverses à propos de son existence, la nouvelle est tombée : le point G n’aurait sa place que dans notre subjectivité, dixit le Professeur Tim Spector dans le très sérieux Journal of Sexual Medicine en conclusion à une étude scientifique britannique.
S’en sont suivies des réactions de défense de l’existence du point G, notamment hier lors d’un colloque de gynécologues à Paris, réouvrant ainsi le dossier. ne prochaine conférence de consensus sur ce « G spot » permettra peut-être enfin de faire la lumière sur le sujet selon Odile Buisson*, gynécologue-obstétricienne.
Petit rappel des faits : le point G est défini comme une zone très érogène de 1 à 2 cm de diamètre, située sur la paroi antérieure du vagin (à environ deux phalanges de l’entrée vaginale), découverte de façon inopinée par le Dr Grafenberg en 1950. Ce fameux point G fut alors popularisé dans les années 80, semant à tous vents des questionnements à la fois sur son existence, mais aussi sur sa localisation.
La difficulté de mener à bien des études scientifiques concernant la sexualité féminine réside dans la présence d’une subjectivité importante de la part des femmes sondées pour l’expérience, même si le cadre de recherche est actuellement beaucoup plus strict et utilise des moyens techniques de mesure beaucoup plus sûrs qu’au siècle dernier. Il semblerait que plus de la moitié des femmes sondées ressentent « beaucoup de plaisir sur la paroi antérieure du vagin »*, suggérant bien une ou plusieurs zones vaginales plus sensibles que d’autres, et ce différant d’une femme à l’autre.
*Propos recueillis par Anne-Sophie Mallard pour ELLE.fr
